Filière bois domestique : des organisations et intervenants dans le secteur se structurentVendredi 3 Juillet 2026 - 11:53 Un atelier de renforcement des capacités des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) du secteur du bois domestique et de leurs organisations professionnelles a été organisé récemment à Pointe-Noire afin d’améliorer leur accès aux financements et de faciliter la gestion de leurs entreprises.
L'atelier a été initié dans l’optique de la structuration durable de la filière bois d’œuvre nationale, enjeu stratégique pour le pays tant sur le plan économique, social, qu'environnemental, a dit Armand Blaise Diamvinza, assistant technique principal du projetr. « Cet atelier vise à renforcer les capacités des très petites, petites et moyennes entreprises du secteur du bois domestique ainsi que de leurs organisations professionnelles, pour améliorer leur accès au financement, la gestion de leurs entreprises et leur structuration », a-t-il indiqué. La formation a été animée par Yohann Fare et Josué Muganda Matabaro de la société Kinomé (Nogent sur Marne en France) ainsi que Stephen Kombo de l'Institut européen de coopération et de développement. Elle a permis de renforcer les capacités des responsables des TPME du secteur du bois domestique et de leurs organisations professionnelles afin d’améliorer leur accès au financement et la gestion de leurs entreprises. Il s'agissait de mieux les outiller pour consolider leur stratégie, la vision, la raison d’être, le modèle de croissance. L'objectif étant de développer des projets bancables, comprendre les exigences des institutions financières pour identifier les opportunités de financement ainsi que les exigences des institutions financières, renforcer leurs compétences en gestion, en gouvernance et en management, gage de la professionnalisation et de la structuration durable de la filière bois domestique au Congo. Pour atteindre cet objectif, la performance des petites et moyennes entreprises (PME) actives dans ce secteur doit être accrue pour jouer un rôle central dans l’approvisionnement du marché national. Le projet MIB contribuera ainsi, d’une part, à améliorer les mécanismes de gestion durable de la filière bois domestique, afin de renforcer son organisation et sa conformité aux exigences réglementaires. D’autre part, il permettra de renforcer les capacités techniques, opérationnelles et financières des PME du secteur, en vue d’améliorer leur performance, leur structuration et leur contribution à une filière bois nationale plus durable et compétitive. Le programme de financement de l’Union européenne intitulé « Appui à la transition économique verte et à l’amélioration du climat des affaires en République du Congo » vise à contribuer à la gestion durable des ressources naturelles et à la préservation de la biodiversité, en particulier du couvert forestier. Cette action entend renforcer la transition vers une économie diversifiée et verte et améliorer le climat des affaires tout comme la gouvernance économique. Dans cette démarche, un accent particulier sera mis sur l'approvisionnement en bois légal des PME et artisans de la filière bois et à la création d'emplois, ainsi que le développement de l’entrepreneuriat pour augmenter les moyens de subsistance, notamment pour les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables. Depuis la signature de l’Accord de partenariat volontaire avec l’Union européenne (UE) en 2010 et sa mise en vigueur en 2013, le Congo a affirmé sa volonté de renforcer la gouvernance forestière pour garantir la légalité et la traçabilité de ses produits bois. Pourtant, une grande partie destinée au marché domestique provient encore des circuits informels, échappant aux mécanismes fiscaux de traçabilité, et mettant en péril la durabilité des ressources forestières. C’est dans ce contexte que le projet « Appui au secteur privé – Marché Intérieur du bois », financé par l’UE a été mis en œuvre par l’ATIBT-Congo. Le secteur artisanal du bois au Congo joue un rôle important dans l’économie nationale, représentant environ 66 % des approvisionnements des sciages du marché domestique. Les artisans et les TPME de transformation du bois constituent ainsi un moteur du développement économique local, précisément dans les activités de deuxième et troisième transformation. Toutefois, une grande partie de ce marché fonctionne encore dans l’informel, avec des impacts négatifs en termes de recettes fiscales, d’organisation de la filière et de durabilité des ressources forestières. Les acteurs du secteur restent souvent peu structurés et insuffisamment informés du cadre réglementaire. Après Pointe-Noire, cet atelier s'est poursuivi à Dolisie et à Ouesso. Notons que quatorze participants issus des associations professionnelles du bois et du cluster bois de Pointe Noire, à savoir l’Association des menuisiers du Congo, l’Association des artisans menuisiers béninois, l’Union nationale des scieurs et vendeurs des bois débités et du reboisement, le Groupement des artistes menuisiers et garnisseurs du Congo, ainsi que le Groupement interprofessionnel des artisans du Congo ont pris part à cette activité qui s’inscrit dans le cadre du projet Appui au secteur privé – Marché intérieur du bois, financé par l’UE. .
Hervé Brice Mampouya Légendes et crédits photo :Les participants à l'atelier initié par ATIBT-Congo /Adiac Notification:Non |












