Agriculture : le Pool, un bassin de production aux multiples atoutsLundi 24 Août 2026 - 18:14 Le Pool constitue l’un des bassins congolais de production agricole. D’après les statistiques publiées lors d’une conférence-débat animée à la faveur de la Grande foire agricole du Congo (GFAC) sur les potentialités agricoles de ce département, il est parmi ceux qui pourvoient la ville capitale en denrées alimentaires.
D’une superficie de 17 408,72 km2 pour 236 425 habitants, le Pool compte huit districts et 388 villages. Il dispose d’une terre riche, d’un climat favorable, d’une pluviométrie abondante et d’une forte hydrographie dominée par le fleuve Congo ainsi que par plusieurs rivières et marigots. Les experts qui se sont relayés à la tribune ont fait savoir que ce département constitue un bassin agricole indéniable. Sa production repose essentiellement sur les petits producteurs mixtes de subsistance et se décline en cultures vivrières, maraîchères et à l’arboriculture fruitière. L’agriculture vivrière reste dominée par les spéculations telles que le manioc, le maïs, la banane, le paddy, la patate douce, l’arachide, le taro et le haricot, occupant ainsi la plus grande surface des terres cultivées dans le département. Au Pool, ont relevé ces experts, les districts de Kindamba et Mindouli sont spécialisés dans l’élevage avec 3 472 têtes de bœufs, 1845 têtes de caprins, 4 967 têtes de porcs et 39 Les localités de Boko, Louingui, Loumo, Kinkala, Mbandzandouga et Goma Tsé-Tsé sont, elles, réputées dans la culture fruitière, le maraîchage, l’élevage de porcs et de la volaille. En matière d’agrumes, Louingui, Loumo, Boko et Mbandzandounga tiennent le peloton, avec des espèces dominantes telles que le manguier, l’avocatier, le safoutier, le madrinier, le letis, l’ananas, le mangoustan, le palmier à huile et le papayer. Les exposants ont affirmé, par ailleurs, que le maraîchage prend de plus en plus de l’ampleur dans la contrée. Les spéculations cultivées sont, entre autres, la ciboule, le chou, le piment, la tomate, l’aubergine locale et violette, le poivron, le concombre, le gombo, l’épinard, l’oseille, la carotte, l’endive, l’amarante, la morelle, la courgette et l’oignon. Les problèmes structurants Bien qu’en plein essor, l’agriculture dans le Pool, comme partout dans le pays, est encore confrontée à des sérieux problèmes qui freinent son essor. Il s’agit, entre autres, du faible niveau de production, le difficile accès à la terre, l’insuffisance d’organisations des producteurs en groupements coopératifs, le manque de mécanisme de financement adapté et des moyens modernes de transformation ainsi que de conservation des produits et le mauvais état des routes. Pour le préfet du Pool, Jules Moukala Tsoumou, la tenue de cette conférence-débat vient à point nommé pour rechercher les nouveaux mécanismes agricoles plus efficients afin de booster la filière et en faire un levier de développement du département.
Firmin Oyé Légendes et crédits photo :1-Jules Moukala Tsoumou, préfet du Pool /Adiac
2- Cadres et natifs du Pool suivant les exposés /Adiac Notification:Non |


Devant le préfet du Pool, Jules Moukala Tsoumou, et les cadres de cette entité territoriale en tête desquels le ministre d’Etat, Claude Alphonse Nsilou, les différents orateurs qui se sont succédé ont présenté à l’assistance les potentialités agricoles de ce département.
371 têtes de volaille en 2025.








