"Les racines de Paul Kamba" : la première édition célébrée à Brazzaville

Mardi 1 Septembre 2026 - 18:36

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Organisée par l’ONG Action monde et développement (AMD) que préside Jean Claude Gandy Mavha, la première édition de "Les racines de Paul Kamba" a été célébrée au Cercle culturel Sony-Labou-Tansi, le 29 août dernier.

Tenue sur le thème «Honneur et hommage aux pionniers de la musique congolaise», la journée culturelle a pour objectif, entre autres, de promouvoir le développement culturel dans l’espace urbain de la commune de Brazzaville et de tout le pays en général ; mettre à la disposition et à la connaissance du public, des médias et des artistes les œuvres musicales anciennes des artistes musiciens congolais ; rétablir l’image identitaire de la musique congolaise en voie d’être ternie  et contribuer à son enrichissement.

Dans son adresse le président de l’AMD, Jean Claude Gandy Mavha, a signifié que, depuis sa création, son ONG qui est une association socioculturelle et économique collecte, met à jour et vulgarise les œuvres musicales anciennes des artistes ayant marqué l’histoire de la musique congolaise. «L’un des pionniers de la rumba congolaise, Paul Kamba, inspira bon nombre de nos musiciens de grande renommée, tels que Wendo Kolosoy qui créera en son temps le groupe qu’il baptisa "Victoria-Kin" en 1943, ensuite s’en suivra beaucoup d’autres: Grand Kallé, Franco Luambo, Essous Jean Serge, Ganga Edo, Nino Malapet, Kosmos Moutouari, Michel Boyimbanda, Youlou Mabiala, pour ne citer que ceux-là dont nous célébrons les mérites, le dévouement, le courage et l’amour du travail durant leurs parcours.  C'est ce qui a fait que la musique congolaise, notamment la rumba, soit déclarée aujourd’hui patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco », a-t-il déclaré.

Le président de l’AMD a souligné que cette musique qui a connu des années de gloire a fait la fierté de la société congolaise et du monde à une époque donnée. « La cérémonie de ce jour trouve son fondement sur les raisons dont nous venons de citer ci-dessus. Aussi, profitant de votre présence et celles des autres autorités, nous sollicitons votre indulgence pour la réalisation de ce grand projet d’archivage et de conservation des œuvres musicales anciennes de nos artistes musiciens », a-t-il indiqué.

Artistes et autres compétences distingués

Cette cérémonie a servi également de cadre à la remise des trophées et diplômes aux artistes musiciens et autres compétences ayant marqué l’histoire de la musique congolaise. Ont bénéficié de ces trophées et diplômes le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, prix du grand mécène; Kosmos Mountouari (Bantous de la capitale), République du Congo; Mick Michel Moumpala (Mando-Negro), République du Congo; Toussaint Moumbenza (orchestre African Mod Matata); Jean Baptiste Moukolo "Sha-Mouko" Super Tembessa; Sam Mangwana (Tout-puissant Ok Jazz); Richard Ngoula (orchestre Véritable Mandolina); Jean Kininga (Adam Sawa); Jacques Bouekassa (orchestre Liseki Mando-Mando). Les médias et chroniqueurs qui contribuent à l’enrichissement de la musique congolaise ont été aussi distingués. Il s’agit de la Radio Mucodec; la Semaine africaine; Bruno Okokana, Les Dépêches de Brazzaville; et Richard Salem Moungala, Radio Congo.

Notons que Paul Kamba, né en 1912, est le père titulaire de la musique moderne congolaise. Élève de l’école Jeanne-d’Arc de Brazza, fonctionnaire à Léopoldville dans les années 1930, il retourne chez lui à Brazzaville, pour y fonder vers 1941 le groupe "Victoria-Brazza". Ses chansons ont un tel succès régional qu’à la fin des années 1940, le groupe le plus célèbre de la rumba à Léopoldville, celui de Wendo Kolosoy se baptisa à son tour "Victoria-Kin". L’un des pionniers de la rumba congolaise, Paul Kamba, est presque oublié par la nouvelle génération par manque de discographie. En son temps, Paul Kamba n’a pas beaucoup enregistré des chansons sur disque, malheureusement les rares enregistrements qu’il a effectués à "Radio-Brazza" et à Kinshasa aux éditions Ngoma n’ont jamais été réédités pour permettre à la nouvelle génération de découvrir cette légende lointaine. C’est le 19 mars 1950 que Paul Kamba a quitté la terre des hommes. La cérémonie a pris fin par la visite de l’exposition des disques anciens, 45 et 33 tours.

Bruno Zéphirin Okokana

Légendes et crédits photo : 

1)- Les récipiendaires posant avec les organisateurs/ Adiac 2)- Visite de l’exposition des disques/ Adiac

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