Littérature : Mertone Anguers publie «L’Afrique face à la parentocratie entre continuité de l’Etat et dérives familiales»Mercredi 25 Mars 2026 - 14:00 Le juriste, essayiste et analyste des dynamiques institutionnelles, Mertone Anguers, de son identité réelle Gerauld Mertone Ansy, dans un contexte africain marqué par la quête de gouvernance vertueuse, la consolidation démocratique et la lutte contre les inégalités structurelles, a publié chez TheBookEdition « L’Afrique face à la parentocratie ». Un livre de 386 pages dans lequel il analyse les effets toxiques du népotisme familial sur la gouvernance africaine. Un essai engagé, lucide et nécessaire pour quiconque s’intéresse à l’avenir institutionnel et démocratique en Afrique.
En effet, dans de nombreux pays africains, la "parentocratie" - système où les liens familiaux, claniques ou tribaux l’emportent sur le mérite et la compétence - s’impose comme un véritable frein au développement institutionnel. «L’Afrique face à la parentocratie» analyse avec rigueur les effets de cette pratique sur la gouvernance, la continuité administrative et la neutralité de l’Etat. A travers une étude approfondie de plusieurs régions et secteurs clés (Santé, infrastructures publiques, fonction publique...), l’ouvrage met en lumières les dérives et les conséquences d’un système où l’appartenance prévaut sur la compétence. Mais il ouvre également des pistes de réflexion et de réformes pour bâtir une administration plus juste, professionnelle et tournée vers l’intérêt général. Pour le critique littéraire Ramsès Bongolo, l’une des forces majeures du livre réside dans la clarification conceptuelle du terme "parentocratie". L’auteur ne l’utilise pas comme un simple synonyme de népotisme, il en fait un système structurant, caractérisé par la primauté des liens familiaux sur la compétence; la captation des opportunités par des réseaux fermés; la reproduction intergénérationnelle des privilèges; l’affaiblissement de la méritocratie et de la confiance institutionnelle. Cette distinction permet à Anguers d’éviter les pièges de la simplification morale. La "parentocratie" n’est pas présentée comme une dérive individuelle, mais comme une mécanique sociale profondément enracinée, parfois légitimée par les solidarités traditionnelles et les impératifs communautaires. L’analyse devient alors particulièrement pertinente lorsque l’auteur explore la zone de tension entre solidarité africaine et justice institutionnelle. Il montre que la solidarité familiale, valeur noble et structurante des sociétés africaines, peut se transformer en facteur d’exclusion lorsqu’elle interfère avec la gestion de l’intérêt général. Cette dialectique constitue l’un des apports intellectuels les plus intéressants de l’ouvrage. Un ouvrage qui embrasse les multiples ramifications du phénomène L’ouvrage de Mertone Anguers se distingue par sa capacité à embrasser les multiples ramifications du phénomène. Sur le plan politique, il démontre comment la "parentocratie" contribue à la fragilisation des institutions publiques ; la perte de crédibilité de l’État ; la démotivation des élites compétentes ; la montée du sentiment d’injustice chez la jeunesse. L’auteur met particulièrement en lumière l’impact du phénomène sur la crise de confiance entre citoyens et institutions, identifiée comme l’un des défis majeurs de la gouvernance africaine contemporaine. Sur le plan économique, l’analyse révèle que la "parentocratie" agit comme un frein silencieux au développement, en favorisant l’inefficacité administrative ; la mauvaise allocation des ressources ; la faible compétitivité ; la fuite des talents. Cette perspective confère au livre une dimension stratégique, en le reliant aux débats sur la transformation structurelle des économies africaines. Et sur le plan social, l’auteur insiste sur les conséquences psychologiques et sociales du phénomène : frustration, résignation, radicalisation des attentes et perte de repères chez les jeunes générations. Ce volet confère à l’ouvrage une forte dimension humaine et explique son potentiel d’écho auprès d’un large public. Contrairement à de nombreux essais critiques, "L’Afrique face à la parentocratie" ne s’arrête pas au diagnostic. L’auteur propose des pistes de transformation, parmi lesquelles la promotion de la culture du mérite ; le renforcement des mécanismes de transparence ; l’éducation citoyenne ; la réforme des pratiques de recrutement ; la responsabilisation des élites. Ces propositions confèrent à l’ouvrage une dimension constructive et prospective, essentielle dans le débat public africain... «L’Afrique face à la parentocratie» apparaît donc comme une œuvre courageuse, lucide et nécessaire. En mettant des mots sur un malaise diffus, Mertone Anguers contribue à ouvrir un espace de réflexion indispensable pour l’avenir du continent. L’ouvrage s’impose ainsi comme un appel à la conscience collective, invitant les sociétés africaines à repenser l’équilibre entre solidarité et justice, proximité et mérite, tradition et modernité. L’ouvrage de Mertone Anguers est plus qu’un livre, c’est un signal intellectuel fort, susceptible de nourrir le débat public et d’inspirer les réformes de demain. Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo : La couverture du livre "L’Afrique face à la parentocratie" / DR
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Dès les premières pages, l'ouvrage d’analyse critique et outil de conscientisation collective s’impose comme une contribution intellectuelle majeure. Il se distingue par son ambition : celle de dépasser la dénonciation émotionnelle pour proposer une lecture systémique et analytique du favoritisme familial et relationnel dans la gestion des affaires publiques et privées en Afrique. L’auteur congolais ne se limite pas à un constat moral, il entreprend une véritable entreprise de théorisation, situant la "parentocratie" au croisement de la sociologie politique, de l’économie du développement et de la gouvernance administrative.







