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Lundi 10 Mai 2021 - 18:08

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Que la protection de l’environnement et donc la défense de la nature face aux dérives humaines de tous ordres se trouvent au cœur des actions diplomatiques qui marqueront chez nous le nouveau quinquennat dont nous vivons les premières semaines ne fait aucun doute. Placée en tête des grands dossiers que le président-candidat a traités tout au long de sa campagne électorale l’écologie, entendue dans son sens le plus large, permettra en effet au Congo de faire valoir à l’échelle planétaire les initiatives telles que la création du Fonds Bleu du Bassin du Congo dont les fondements ont été posés à Oyo il y a tout juste quatre ans.

 

Le problème, car bien sûr il y en a un comme toujours dans la réalisation de tels grands desseins, sera de convaincre la société civile congolaise qu’elle doit accompagner très concrètement les plus hautes autorités de notre pays dans la concrétisation de ce grand et noble projet. Non, par conséquent, avec des mots, des discours, de nobles idées comme le font trop d’entre nous, mais avec des actes concrets qui permettront d’assainir l’environnement qui nous entoure.

 

Pourquoi énoncer cette remarque ici et maintenant ? Simplement parce que, comme tous les peuples ou presque de par le vaste monde, les citoyennes et les citoyens congolais n’ont manifestement pas compris le fait que la défense de la nature doit d’abord et avant tout se faire chez eux, par eux. En témoignent de façon accablante les déchets d’ordures de toutes sortes qui dégradent notre entourage, déchets parmi lesquels figurent en bonne place les plastiques dont chacun ou presque se débarrasse sans le moindre respect de l’environnement collectif et qui polluent les canalisations, les ruisseaux, les rivières, les étangs.  

 

De la même façon que le chef de l’Etat, tout au long de la campagne qui lui  a permis, le 21 mars, d’obtenir un nouveau mandat, avait  placé à juste titre la défense de la nature en tête des priorités de ses actions à venir, de la même façon les femmes et les hommes qui se porteront candidats, en 2022, aux élections législatives et locales feraient bien d’inscrire dès à présent la protection de l’environnement en bonne place dans le programme qu’ils présenteront et défendront publiquement. Non pas de façon abstraite mais de façon très pratique, très concrète, en disant de façon précise comment ils agiront dans le bon sens s’ils sont élus.

Les Dépêches de Brazzaville

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