Ouvrage : « Chronique de l’Ecole sous les tropiques » présenté au public

Vendredi 16 Juin 2023 - 13:29

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Paru aux éditions Kemet et publié en 2022 à Brazzaville, « Chronique de l’Ecole sous les tropiques » est un recueil de nouvelles de 107 pages qui traite principalement la question du système éducatif en Afrique tropicale. Présenté au public le 14 juin, l’ouvrage est téléchargeable sur la plateforme Amazon.

L’école africaine est gangrénée par plusieurs maux qui influencent négativement l’instruction et l’éducation de la jeunesse. Sous le sceau de la fiction, l’auteur met à nu les pratiques perverses qui phagocytent les bonnes mœurs dans les écoles et les universités subsahariennes. Du harcèlement sexuel dans les collèges aux notes éclaboussées par le sperme dans les facultés, en passant par la dépréciation des enseignants et la corruption du personnel administratif, l’école devient une machine à fabriquer des diplômés avariés et sans compétence , incapables de défendre leurs parchemins à l’épreuve de l’évaluation. Ici, Julien Makaya Ndzoundou tire la sonnette d’alarme face à cette dérive morale qui conduira l’Afrique inexorablement vers sa décadence.

Le recueil de nouvelles « Chronique de l’Ecole sous les tropiques » est un livre urgentiste qui fascine par sa simplexité doublée de la conscision qui réveille des fonctions de la reférencialité, d’identification et de description.  Il apparaît en terme narratif et esthétique comme un grand boubou de basin riche mais transparent, dans un champ du modélisme littéraire.

En effet, la trame de ce livre, ce sont les maux que l’on retrouve dans une société que ce soit en Afrique centrale, en Afrique de L’Est ou de l’Ouest. A en croire Julien Makaya Ndzoundou sur la thématique de la pédagogie engagée, « C’est une insulte de dire que la question du harcèlement sexuel à l’école et à l’université est un phénomène à la gloire. On ne fait pas grand-chose pour le dire. Je ne fais pas la langue de bois parce que la question est claire. Tout le monde sait que pour les enseignants, la tentation est souvent grande pace que à la base, l’être humain n’est pas faillible. Mais il faut savoir résister à la tentation parce que la morale est pour l’enseignant ce que le serment d’Hypocrate  est pour le médecin », a-t-il laissé entendre.

Julien Makaya Ndzoundou poursuit: « S’il est établi que deux personnes adultes tombent réciproquement amoureuses et décident au de-là  de l’alma mater de poursuivre leur idylle, je ne considère pas que cela soit par principe un crime. Mais ce que je ne tolère pas, c’est de condamner le destin d’une jeune étudiante ou élève parce qu’elle a refusé d’avoir une conjonction sexuelle avec son professeur ».

Plusieurs autres thématiques sont abordées dans ce recueil, telles le sens interdit, le business de la honte, la vengeance de l’étudiante, ainsi soit-il, le dialogue insolite, la mafia civilisée ainsi que la guerre des gangs à l’école.

Empruntant la citation d’Abraham Lincoln, Julien Makaya s’exprime en ces termes:  « Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ». On comprend par là que si on n’investit pas dans l’éducation nationale, dans la formation des cadres, on prépare la décadence de nombreuses sociétés.

Enseignant à l’Université Marien-Ngouabi, Julien Makaya Ndzoundou est docteur en psychologie pathologique et clinique, défenseur de la culture négro-africaine et partisan du dialogue des cultures. Il est auteur de plusieurs œuvres, à savoir " Les ordonnances d’outre-tombe", "La saison des perversions", "Crise et décadence de l’Afrique noire", "Métempsychose constitutionnelle en République du Congo", " Les morsures obscures (poésie)" et " L’appel du Kilimandjaro" (poésie).

 

Divine Ongagna

Légendes et crédits photo : 

L'auteur lors de la dédicace de son livre /Adiac

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