Première édition des Journées panafricaines des Amazones: le coordonnateur continental souligne l’importance des recommandations adoptéesVendredi 31 Juillet 2026 - 22:00 L’auditorium Denis-Sassou-N’Guesso du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza a abrité, le 3 et le 4 juillet dernier, un colloque international portant sur le thème « Sur les traces des Amazones ». Cette première édition, placée sous le parrainage de la directrice générale de ce mémorial, Bélinda Ayessa, a réuni des délégations venues de plusieurs pays africains. Le coordonnateur continental, Jacques Akodjenou, revient sur les recommandations de ces assises.
Représentante du collectif des organisations et partenaires associés, Prisley Mokoko a salué la noble initiative de l’organisation de ce colloque, affirmant que ses objectifs sont au fondement des valeurs essentielles que sont la transmission des patrimoines anciens et contemporains africains, le dialogue entre les peuples, la solidarité entre les filles et fils du continent et la valorisation du rôle des femmes dans les sociétés. Être partenaire de cet événement, a-t-elle poursuivi, a constitué bien plus qu’un engagement symbolique. Il s’est agi, selon elle, d’un véritable sacerdoce au profit de l’Afrique. Des figures féminines emblématiques émergées à Pointe-Noire
Pour sa part, la directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza a déclaré qu’«une civilisation ne disparaît jamais le jour où ses monuments s’effondrent ; elle disparaît lorsque ses enfants cessent de connaître les noms et les visages de celles et ceux qui les ont précédés ». Pour Bélinda Ayessa, ces journées permettent de rendre un hommage à toutes les Amazones contemporaines, notamment à celles qui ont donné leur vie, qui donnent leur temps, leur savoir et leur espérance. Ouvrant le colloque, le ministre délégué auprès du ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l’Industrie touristique, chargé de l’Industrie touristique, Prince Bertrand Bahamboula, a souligné que les Amazones ne constituent pas seulement une curiosité historique, elles représentent l’une des plus remarquables institutions militaires de l’Afrique précoloniale et firent des femmes de courage, de discipline, de loyauté et de responsabilité.
La conférence inaugurale animée par la reine Eugénie Mouayini Opou a ouvert les travaux. Sont passés tour à tour en panels Nadige Zoula Ikambi, Sylvain A. Sewa, Sophie Nzaou, Ramses Bongolo, Firmin Rock Donard Simba, Frédéric Pambou, Joacheline Patricia Tendelet, née Makosso, la Pre Scholastique Dianzinga, Roland Christian Mbinda Nzaou, Serge Rufin Kaya Bilala, Samuel Kidiba, Prisley Mokoko, et Pascal Galebo. En conclusion, les conférenciers ont reconnu unanimement que la renaissance de l’Afrique passe nécessairement par une effective réappropriation de son histoire, de ses valeurs et de ses références culturelles, conditions indispensables à l’émergence d’un panafricanisme fondé sur la solidarité, la dignité et la responsabilité collective. Ils ont également adopté une motion de remerciement à l’endroit du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo :1- Une vue des officiels / Adiac
2- La présidente du Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire, Évelyne Tchitchelle, prononçant son discours / Adiac
3- La directrice générale du mémorial, Bélinda Ayessa, recevant son trophée d’Amazone/ Adiac Notification:Non |


Jacques Akodjenou a souligné que les recommandations prises lors de la première édition de ce forum sont d’une importance capitale, portant notamment sur l'institutionnalisation, sous l’égide de l’Union africaine, des Journées panafricaines des Amazones, en faisant de Brazzaville leur siège officiel; l'érection sur le front de mer de Pointe-Noire d'une statue monumentale en hommage à Moé Tchikambissi, considérée comme la déesse protectrice de cette ville et du département du Kouilou. Il a estimé que cette rencontre scientifique se voulait un espace fédérateur, réunissant une coalition panafricaine d’institutions, de chercheurs et d’acteurs culturels engagés en faveur de la diplomatie culturelle, de la préservation de la mémoire historique et du dialogue entre les civilisations africaines. Plus qu’une simple activité scientifique, ce colloque a constitué un cadre de réflexion, de transmission, de reconnaissance et de consolidation de l’identité africaine.
Intervenant à son tour, la présidente du Conseil départemental et municipal, maire de la ville de Pointe-Noire, Évelyne Tchitchelle, a indiqué que cette ville a vu émerger des figures féminines emblématiques telles que la cheffe Kibind, Aimée Gnali, ainsi que d’autres dont les noms, parfois absents des manuels scolaires, demeurent gravés dans la mémoire collective. Elles sont et resteront, a-t-elle soutenu, des Amazones qui ont porté, portent et porteront haut les valeurs de justice et de dignité.
Sa majesté l'empereur de Kétou, Gbadebo Adechina Arichekola Alao Aziz Ier, a formulé une prière au Dieu Tout-Puissant et aux ancêtres pour le succès de ces premières journées des Amazones. Il a également adressé ses bénédictions au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, ainsi qu'à son épouse et aux membres du gouvernement.








