Présidentielle 2021 : les acteurs politiques plaident pour l’accès aux médias publics

Jeudi 8 Octobre 2020 - 16:15

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Au cours de la rencontre citoyenne organisée le 7 octobre à Brazzaville par le Conseil supérieur de la liberté de communication (Cslc) sur la communication politique en période électorale, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2021, les débats ont achoppé entre autres sur la mise en application de la loi de 2001 relative au pluralisme dans l’audiovisuel public.

La majorité des participants à cette réunion ont relevé le déséquilibre constaté sur les antennes des médias publics en ce qui concerne le traitement des informations politiques et les émissions. Selon certains représentants des partis de l’opposition, les activités organisées par les formations politiques de la majorité présidentielle occupent plus de plages sur les télévisions et les radios publiques au détriment des autres.

A ce sujet, le président du Cslc, Philippe Mvouo, a édifié les participants sur les notions d’équité et d’égalité. En période hors électorale, a-t-il expliqué, les professionnels des médias doivent appliquer l’équité, c’est-à-dire, favoriser l’équilibre dans le traitement des actualités de toutes les obédiences, ainsi que les émissions ou autres tranches d’informations.

En période électorale, a-t-il renchéri, on applique le principe d’égalité de chance entre les candidats en veillant notamment à leur affecter un nombre de minutes égal pendant leurs interventions. En dépit, de cet éclairage apporté par le président de l’organe de régulation des médias au Congo, les représentants de l’opposition sont demeurés figés sur leurs positions.

Par ailleurs, Philippe Mvouo a déploré l’attitude de certains acteurs politiques consistant à décliner les invitations aux émissions qui leur sont proposées par les journalistes.

En tout état de cause, a-t-il insisté, le plaidoyer que mène le Cslc a pour but de créer des conditions d’une consultation électorale apaisée, libre et transparente. Car, a-t-il dit, les scrutins constituent, dans la plupart des cas, des occasions de diviser le peuple par la violence.

Les participants ont émis le souhait de voir le Cslc jouer pleinement son rôle en veillant au traitement des actualités par les médias publics. Ils ont également déploré l’absence d’unité de vues entre les institutions appelées à œuvrer dans le même champ d’action.

Ils ont notamment mis en index le Cslc et le ministère de la Communication et des Médias qui, ces derniers temps, ont offert à la population un spectacle dégoutant à travers des attaques via médias interposés.  

  

 

 

Roger Ngombé

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