Prise en charge des enfants en situation de rue : la feuille de route 2022 dévoilée

Jeudi 17 Février 2022 - 16:31

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Le Cadre de concertation des acteurs sur la prise en charge des enfants et jeunes en situation de rue s’est réuni le 16 février, dans l’amphithéâtre de Sueco, en huitième plénière de restitution des travaux de groupe dans le cadre de l’année 2021. La cérémonie a été patronnée par la directrice départementale des Affaires sociales, Corelie Oko Mavoungou, en présence de Joseph Likibi, coordonnateur du Réseau des intervenants dans le phénomène des enfants de la rue.

Cinq représentants des groupes de travail du Cadre de concertation mis en place par le Samu social, dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge des enfants en situation de rue, ont fait le point des activités menées en 2021. Leurs exposées ont suscité des échanges très riches entre les acteurs publics et associatifs œuvrant dans la prise en charge des enfants vulnérables.

A l’issue de ces échanges, un plan d’action exercice 2022 a été élaboré pour permettre aux différents groupes de travail de poursuivre leur plaidoyer, chacun dans son domaine d’intervention, afin d’améliorer la prise en charge de ces enfants.

La huitième plénière du cadre de concertation a permis aussi aux cadres de cette plateforme de s’informer sur les structures susceptibles d’assurer la formation gratuite et la réinsertion des jeunes défavorisés telles que le Centre d’éducation et de formation en alternance (Cefa), Uni-Congo...

Mais, malgré quelques avancées enregistrées dans la prise en charges des enfants et jeunes en situation de rue, notamment la gratuité de la formation à Don-Bosco, la réduction des facturations à l’hôpital général A. Sicé et autres, plusieurs défis restes encore à relever.

En effet, pour assurer aux enfants en rupture familiale une prise en charge de qualité, les membres du groupe n°1, Santé, sont appelés à poursuivre le plaidoyer pour la gratuité des soins dans les districts sanitaires, de renforcer la surveillance épidémiologique, de renouer le contact avec les hôpitaux de Tié -Tié et de Loandjili et d’étudier la possibilité d’une convention avec la banque de sang.

Pour le groupe n°2, il a été relevé l’importance de l'utilisation des réseaux sociaux et les médias pour la diffusion des information, le placement des affiches devant les hôpitaux, les tribunaux, les commissariats, la gendarmerie et les écoles. Le groupe 3, quant à lui, est soumis à la diffusion du livret technique et le renouvellement de la cartographie des acteurs.

Le groupe n° 4, Education et formation professionnelle, a pour missions de mettre à jour les informations sur les Cefa, réfléchir sur l’alphabétisation des jeunes défavorisés, nouer le contact avec Uni-Congo sur des éventuels stages des jeunes pendant ou après la formation. 

Quant au groupe 5, Il lui est recommandé de poursuivre la vulgarisation de la loi portant protection de l’enfant au Congo par des séances de sensibilisation des officiers et sous-officiers, de faire un plaidoyer pour l’ouverture des centres de rééducation, de mener un plaidoyer pour la signature d’un décret d’application de la loi Potignon et une note de service sur la gratuité de la main courante dans les commissariats. A l’issue des travaux, la directrice des Affaires sociales, Corelie Oko Mavoungou, a lancé un appel à tous les groupes de faire bonne usage des recommandations formulées pour garantir une meilleure prise en charge des enfants et jeunes de rue, projet financé par l'Union européenne.

Charlem Léa Itoua

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