Statistiques du travail : les Etats de la Cémac formulent diverses recommandationsVendredi 28 Août 2026 - 21:30 Débuté le 19 août, l’atelier régional de renforcement des capacités des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) sur la production des statistiques du travail, alignées aux derniers standards internationaux, s’est achevé le 27 du même mois sous la houlette de Nicolas Beyeme Nguema, commissaire de la Cémac en charge des départements politique économique, monétaire et financière.
Des échanges approfondis, alimentés par des questions techniques précises des experts pays et les réponses des personnes ressources du BIT ont permis de clarifier plusieurs points méthodologiques sensibles, notamment l’articulation entre précision trimestrielle et annuelle, la comparabilité des plans de sondage entre pays, et l’adaptation de la pondération aux contraintes de données démographiques nationales. Les besoins des Etats membres en matière de renforcement des capacités et de modernisation des dispositifs nationaux (EESI/ETEC, EESIC-T, ENEC, ENH2, EHCVM, ECOSIT) ont été précisés, posant les bases des orientations à retenir pour le dispositif harmonisé d’enquêtes sur la main-d’œuvre au sein des pays de la Cémac. Des recommandations formulées au terme de l’atelier A l’endroit de la commission de la Cémac, il a été recommandé de poursuivre, sur la base des diagnostics et besoins exprimés par les six pays et des outils élaborés par le BIT, l’élaboration et la validation d’un cadre de référence harmonisé d’enquêtes sur la main-d’œuvre, selon les derniers standards internationaux, au sein des Etats membres; de transmettre aux pays un canevas de feuille de route pour la mise en œuvre des enquêtes sur la main- d’œuvre ; d'élaborer la feuille de route communautaire pour la mise en place du dispositif assorti d’un calendrier régional, sur la base des feuilles de route de pays et autres. En direction des Etats membres, il est question d'accélérer la transition des enquêtes ponctuelles sur la main-d’œuvre vers des dispositifs trimestriels, afin de garantir un suivi conjoncturel effectif du marché du travail ; de poursuivre l’alignement des instruments nationaux sur les résolutions des 19e, 20e et 21e conférence internationale des statisticiens du travail, en documentant systématiquement les adaptations apportées ; de renforcer l’exploitation et l’harmonisation des ressources administratives (Sécurité sociale, fonction publique, services de l’emploi) en complément des enquêtes auprès des ménages ; de désigner un point focal au sein des instituts nationaux de statistique, à l’effet d’assurer le suivi de la mise en œuvre des activités relatives à la production des statistiques du travail. En direction du BIT, poursuivre l’assistance technique engagée auprès de la commission de la Cémac et de ses Etats membres, dans la production des statistiques sur le marché du travail, en collaboration avec la commission de la Cémac ; accompagner la commission de la Cémac dans l’élaboration de la feuille de route communautaire pour la production des statistiques du travail au sein de la Cémac ; mettre à disposition des instituts nationaux la documentation méthodologique complète, afin d’en faciliter l’appropriation. Clôturant les travaux de ces retrouvailles, Nicolas Beyeme Nguema a signifié que les participants ont mesuré la peine éprouvée par les jeunes des pays de la Cémac en vue de s’insérer dans la société. «Nous ne savons pas toujours combien ils sont, dans quelle situation exacte ces derniers se trouvent ? Sans emploi, découragés au point d’avoir cessé d’en chercher, occupés ou engagés dans les activités que nos instruments ne saisissent pas. Un système statistique performant ne crée pas un seul emploi mais il permet d’en créer davantage, de mieux les orienter et d’en rendre compte », a-t-il fait savoir. Le clou de la rencontre a été marqué par la remise des attestations à l’ensemble des participants.
Severin Ibara Légendes et crédits photo :La photo de famille à la fin de l'atelier régional /Adiac Notification:Non |


Les travaux de l'atelier se sont focalisés sur différents points, à savoir un diagnostic partagé des systèmes nationaux de production des statistiques du travail, faisant apparaître à la fois la diversité des situations et des défis communs aux six pays. Les participants ont approfondi leur compréhension des normes issues des résolutions des 19e, 20e et 21e conférence internationale des statisticiens du travail, notamment en ce qui concerne les réformes de travail, la sous-utilisation de la main-d’œuvre, l’emploi formel et informel. Les capacités techniques des participants ont été renforcées en matière d’échantillonnage probabiliste, de détermination de la taille des échantillons, de pondération et de traitement des cas particuliers (Zones d’accès difficile, populations déplacées). Les participants se sont familiarisés avec le GSBPM comme cadre de gestion du cycle de production statistique, et avec le questionnaire électronique du Bureau international du travail (BIT), testé sur support CSPro.








