Téléphonie : les inquiétudes du Groupe Orange après un bilan 2013 mitigé en RDC

Samedi 19 Avril 2014 - 14:14

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimable

Le 17 avril, son président directeur général, Stéphane Richard, a évoqué, entre autres, les problèmes posés par la volatilité des conditions fiscales et la concurrence déloyale exercée par un nouvel opérateur responsables, selon lui, des objectifs de performance non atteints par Orange RDC au cours de l’exercice passé même si, dans l'ensemble, les indicateurs sont plutôt bons.

 Orange RDC a connu une croissance forte marquée par une augmentation d’au moins 20% de son chiffre d’affaire en 2013. Autre chiffre important, la société a contribué à hauteur de 20 millions de dollars au budget de l’État au cours de cet exercice. L’objectif est de faire mieux au courant de cette année. Orange RDC a enregistré d'autres progrès dans les domaines du réseau, de la distribution des services et même de son plan de développement régional. L’opérateur arrive aujourd’hui à desservir des zones où il n’était pas présent, un motif d'encouragement. Aussi Stéphane Richard s’est-il félicité de la dynamique enclenchée même si cet élan est ralenti par certains obstacles qui méritent une attention particulière du gouvernement de RDC. Actuellement, la société enregistre un retard sur son plan initial. Stéphane Richard qui effectue son deuxième voyage en RDC, le tout premier en tant que PDG du Groupe Orange, a voulu faire le point avec les autorités congolaises tout en ne cachant pas la volonté de son groupe d’exercer un leadership sur le marché congolais. Mais pour y arriver, a-t-il martelé, il y a des points qui dépendent de la politique de développement interne d’Orange (quels moyens, quelle stratégie, etc.) et d’autres qui dépendent à la fois de l’opérateur et des autorités congolaises.

Dans son argumentaire, il a réaffirmé la nécessité de promouvoir l’industrie des télécoms pour permettre au grand groupe comme le sien, présent dans une trentaine de pays dans le monde, de mettre en œuvre leurs plans d’investissement. Certes, a-t-il reconnu, il y a eu des progrès notables en matière d'amélioration du climat des affaires, mais il est clair que la RDC a accumulé un retard par rapport aux autres pays africains. Le plus grand défi est d’arriver à des règles stables, notamment en matière fiscale, pour drainer des investissements durables. Cela devrait passer par un changement de regard sur l’industrie des télécoms qui ne doit plus être considérée comme une simple rente. Avec la prolifération des opérateurs, contrairement à la tendance mondiale allant plus vers la contraction, la RDC devrait compter davantage sur les opérateurs crédibles et capables d’apporter non seulement les moyens mais aussi l’expérience et la technologie. La priorité de la société peut simplement se résumer à la recherche d’une meilleure qualité. Interrogé sur ses actions sociales, le directeur général d’Orange RDC, Jean-Léon Bonnechère, a expliqué la nécessité de se conformer aux pratiques du groupe. Dans chaque pays, a-t-il fait remarquer, l’on créé d’abord une fondation qui porte toutes les actions de la société dans les domaines du social, de la santé et de la culture. Cette fondation pourrait être opérationnelle au cours de cette année ou en 2015. Sur la question de la fibre optique, le groupe reste prudent. Il voit davantage son implication dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Laurent Essolomwa