Élection présidentielle : Anatole Collinet Makosso aborde le scrutin dans un esprit combatif

Vendredi 13 Mars 2026 - 20:40

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 Le premier directeur national adjoint de la campagne du président-candidat Denis Sassou N’Guesso, Anatole Collinet Makosso, a abordé la question le 12 mars  sur la chaîne panafricaine 3A Telesud, à l'occasion d'une interview en direct.

Anatole Collinet Makosso"Nous abordons le scrutin du dimanche 15 mars dans l'état d'esprit qui nous est dicté par la combativité du candidat. Quand on voit le candidat parcourir l'ensemble des départements en moins d'une semaine et rester aussi valide, aussi courageux, aussi fort, et quand on tient compte de la mobilisation populaire partout où il est passé, on peut être serein et avoir l'assurance que les choses vont très bien se passer le dimanche 15 mars", a répondu Anatole Collinet Makosso dès le démarrage de l’entrevue télévisée.

Il a également attiré l’attention sur le fait que son candidat fait montre d’une marque de respect et de considération à l’égard de ses adversaires, loin du cliché qui consiste à faire croire que le scrutin est sans enjeux. "Nous ne sommes pas de ceux qui exprimeraient du mépris ou sous-estimeraient les Congolais qui font acte de candidature et qui se prêtent à l'exercice du choix populaire", a-t-il assuré.

Quant au coup d’éclat médiatique suscité par le candidat Vivien Romain Manangou au point d’affoler la toile, Anatole Collinet Makosso a exprimé son grand étonnement en donnant une réponse cinglante en ces termes : "S'il a besoin d'un pushing-ball pour s'entraîner, il peut le faire avec les autres candidats à l’élection présidentielle. Je crois que c'est plutôt avec ces derniers qu'il devrait débattre pour qu'ils puissent confronter leurs projets de société. Ce n'est vraiment pas avec un porte-parole qui, lui, n'est pas candidat".

Il a abordé ensuite, tour à tour, les sujets concernant l’abstention des électeurs, la participation des Congolais de la diaspora au vote et la durée de Denis Sassou N'Guesso à la tête de la République du Congo. À propos du premier, Anatole Collinet Makosso a expliqué la manière avec laquelle l’équipe de campagne du président-candidat travaille en vue d’enrayer ce phénomène qui n’est pas propre au pays. "Il faut que nous puissions mobiliser notre électorat pour qu'il prenne d'assaut les bureaux de vote et que nous maintenions la tendance, ou encore que nous en fassions un peu plus dans l'intérêt de la démocratie", a-t-il estimé.

Pour la participation des Congolais de l’étranger aux élections, "la réflexion est toujours en train d'être menée. L’amélioration de la gouvernance électorale milite en faveur d'un vote à terme, ou dans un avenir proche, des Congolais de la diaspora (...)".

En ce qui concerne le dernier sujet, "les Congolais savent que la longévité au pouvoir est source de stabilité, de sécurité, de sérénité, d'expérience et de maîtrise des enjeux. De surcroît, dans ce monde en pleine turbulence, et, avec lui, les enjeux géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques, il faut un homme d'expérience, et Denis Sasou N'Guesso est cet homme d'expérience qui convainc les Congolais".

Le journaliste l’a questionné sur le chapitre de la sécurité, particulièrement sur le bilan de la dernière opération de la Direction générale de la sécurité présidentielle. Anatole Collinet Makosso, revêtant alors le costume de Premier ministre, a vanté le travail qui a été accompli : "Le bilan, c'est celui qui est fait par la population elle-même, qui, partout où le président candidat est passé, a demandé à celui-ci d'intensifier ce travail qui a consisté à assurer la sécurité des biens et des personnes en déployant un certain nombre de services appropriés, des services d'élite, pour mettre un terme à ce phénomène de bébés noirs et de koulounas".

Convaincu d'avoir accompli sa mission de Premier ministre en tant que “fonctionnaire loyal”, Anatole Collinet Makosso a répondu avec modestie pour l’après scrutin du 15 mars : "Cela ne dépend pas de moi. Quand le président Denis Sassou N'Guesso avait fait confiance à ma modeste personne, ce n’était pas une demande ni un souhait. Cela relève de sa souveraineté, de sa propre responsabilité et c'est lui qui saura à quel niveau m’utiliser".

 

 

 

Retranscription par Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Anatole Collinet Makosso / DR

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