Systèmes d’information de l’Etat : les différentes plateformes présentées aux députés

Mardi 11 Août 2026 - 10:00

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La Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget (Ecofin) de l’Assemblée nationale a organisé récemment une séance de travail avec la coordination des quatre projets relatifs aux systèmes d’information de l’Etat, afin de s’imprégner du fonctionnement des différentes applications mises en œuvre.

Conduite par le directeur général de l'Agence congolaise des systèmes d'information (ACSI), Lord Marhyno Gandou, la délégation comprenait les chefs de projet Plateforme de dématérialisation des recettes des collectivités locales (PDRCL), Caisse unique des recettes de service (CURS), Système intégré de gestion de l'éducation (Sige) et Système unique de plaque d'immatriculation et de lecture automatique (Supila).

Lord Marhyno Gandou a indiqué, au cours de la séance de travail, que ces différentes plateformes ne sont pas une initiative propre à l’ACSI, mais relèvent d’un mandat légal. En effet, c’est la loi de finances 2025 qui a confié à l’ACSI la responsabilité de mettre en place ces instruments numériques. « En nous acquittant de cette mission nationale, l’agence s’est attachée à répondre à la volonté exprimée par le législateur, celle de doter l’Etat d’outils numériques modernes, fiables et à même de renforcer l’efficacité et la transparence de l’action publique », a-t-il souligné. Il a précisé que cette rencontre s’inscrit dans la logique de reddition de comptes et de collaboration institutionnelle entre l’agence et la représentation nationale.

Parmi les présentations ayant édifié les députés, il y a celle faite par le chef de projet du Système intégré des faits d'état-civil (Sifec), Alban Gildas Loundou Obela. Il a indiqué que pour implémenter sa solution, Sifec s’est appuyé sur la loi n°73/94 du 17 octobre 1984, portant code de la famille. Il a poursuivi que l’objectif du projet est l’informatisation du système national de l’état-civil. « Nous avons reçu au niveau de l’ACSI un cahier des charges très explicite. Les besoins se résument en trois points : l’automatisation des faits d’état civil ; la centralisation des données ainsi que l’interopérabilité avec les autres systèmes. Dans l’automatisation de l’état civil, nous avons dix faits dont les plus saillants sont les naissances, les mariages et les décès. Ce qui nous donne à la fin un acte d’état civil », a-t-il détaillé.

Rappelant, de son côté, l’historique de l’ACSI qui est née des cendres de l’Office congolais d’informatique, le président de la Commission Ecofin, Maurice Mavoungou, a précisé que cette rencontre fait suite à un constat réalisé par le passé. « Lors de notre unique visite dans vos locaux, nous avions constaté que vous aviez des ressources très limitées et vous travailliez dans des conditions relativement difficiles. Vous avez été invités par la commission pour nous faire la présentation des applications que vous êtes en train de développer pour le compte de l’Etat », a-t-il dit, précisant que l’ACSI a été mutée en établissement public à caractère administratif par la loi.

Maurice Mavoungou a ajouté que l’initiative des députés s’inscrit dans le cadre de l’application des articles 82 et 83 de la loi organique relative aux lois de finances qui donnent le pouvoir aux commissions Ecofin de l’Assemblée nationale et du Sénat de procéder à tout contrôle sur l’exécution des lois de finances en cours d’année.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Les deux parties suivant la représentation des applications/Adiac

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