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Afrique centrale

Dimanche 26 Septembre 2021 - 20:07

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A l’instar d’autres régions du continent, l’Afrique centrale est affectée par des crises multiformes. On peut citer une pénible reprise de l’activité économique amplifiée par la pandémie de covid-19 et ses effets sur le quotidien de la population, des conflits à l’intérieur des Etats et une percée des mouvements djihadistes. Ce tableau peu reluisant ajouterait à l’incertitude si les relations entre les pays de la zone tournaient à la suspicion et même à l’adversité du fait de l’absence de concertation au niveau le plus élevé de leurs hiérarchies politiques.

L’on sait, par ailleurs, qu’en dépit de la mise en place depuis plusieurs années des sous-ensembles d’intégration parmi lesquels la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, le défi de la libre circulation des personnes et des biens se pose toujours. Partir d’un pays à l’autre ne se fait pas sans d’épuisantes tracasseries administratives alors même que le déficit des infrastructures de communication reste entier.  

Des Etats-Unis où se tient l’Assemblée générale de l’ONU, les déclarations de certaines délégations venues justement d’Afrique centrale montrent qu’un malaise existe bel et bien au sein de la sous-région. Il serait utile de prendre en compte les inquiétudes des uns et des autres à l’heure où les efforts des Etats devraient être mutualisés pour faire face aux défis communs. Parmi les urgences, il y a le fléau du terrorisme parti de la région sahélo-saharienne, qui se répand au cœur du continent comme le prouvent ses brutalités au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo.

Le 30 mai, un incident armé avait causé la mort d’une demi-dizaine de soldats tchadiens à la frontière avec la Centrafrique. Survenu dans la période où N’Djamena gérait encore la disparition tragique du président Idriss Déby Itno, cet accrochage avait failli mettre le feu aux poudres entre les deux pays. A New York, la diplomatie tchadienne est, en effet, longuement revenue sur cette tension frontalière en faisant part, une fois de plus, de sa vive préoccupation.

C’est donc ce malaise perceptible entre deux pays amis qu’il s’agit de résoudre en sollicitant des autorités tchadiennes et centrafricaines qu’elles se retrouvent, dialoguent et regardent ensemble la manière de mieux sécuriser leurs frontières. Dans cette optique, pour avoir rempli ce rôle par le passé avec doigté, Brazzaville est bien placée pour offrir ses bons offices à Bangui et N’Djamena.

Les Dépêches de Brazzaville

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