Agriculture : des acteurs approfondissent leurs connaissances sur les techniques culturales du maniocMercredi 12 Août 2026 - 10:47 Le Centre de démonstration des techniques agricoles (CDTA) de Kombé a organisé, le 10 août, en marge de la deuxième édition de la Grande foire agricole du Congo (Gfac), une formation des acteurs agricoles sur les techniques culturales du manioc à haut rendement et la fabrication des gâteaux à base de la farine de cette denrée.
En effet, le manuel remis à chaque participant traite des normes de production du manioc. Il a été conçu afin de prodiguer des conseils utiles aux producteurs, renforcer leurs capacités de production qui se traduiront par une augmentation de rendements, améliorant ainsi leur revenu. Ce document contient tout ce dont ils ont besoin pour conduire leur exploitation, allant du choix du site à la préparation du terrain, en passant par le planting, l’identification des maladies et la transformation du manioc. Selon les organisateurs, ce manuel, élaboré pour apporter des éclaircies sur ces aspects, s’articule autour des trois chapitres, dont la bonne conduite d’un parc à bois de manioc ; la gestion intégrée des prédateurs et déprédateurs de la culture du manioc ; ainsi que l’approche de transformation du manioc. Participant à cette formation, M. Mazingou a promis de vulgariser les techniques acquises. « Nous avons bénéficié d'une bonne formation, parce qu'il y a des choses qu'on ignorait, surtout sur la mosaïque, les maladies du manioc », D’après des données, la production du manioc est en augmentation au niveau mondial. Mais en République du Congo où il est l’aliment de base, cette production ne parvient pas à couvrir la demande nationale. Ce qui engendre l’importation des céréales et produits céréaliers pour un montant global de près de 40 milliards FCFA l’année, soit un poids total de 1 491 766 tonnes. Une faible production qui pourrait s’expliquer par l’usage des pratiques culturales ancestrales devenues obsolètes, la méconnaissance de certaines maladies, insectes et organismes nuisibles à la culture du manioc. Représenté à la Gfac, le projet Eco Zamba a bondi sur cette occasion pour exposer les différents types d'arbres qu'il met en valeur dans sa politique d'afforestation et de reboisement. « Nous en sommes à 4,5 millions d'hectares et aussi, dans cette édition, montrer qu'Eco Zamba poursuit ses activités. Nos activités sont bel et bien en train de se développer, dans le sens où nous courons toujours après la séquestration carbone et aussi l'agroforesterie qui vont en découler de cette forêt. Eco Zamba apparaît comme une des ripostes, on peut dire, à notre emprunte carbone qui n'est pas des plus saines, et nous le savons en amont », a laissé entendre Wilfran Bouya, l’un des membres du projet. Ce projet développé dans le district de Ngo, département des Plateaux, a été présenté, par ailleurs, aux enfants à travers des casques de réalité virtuelle. « J'ai trouvé cela cool, il y avait des hommes qui travaillaient et j'ai vu qu'il y avait des herbes et des arbres, donc il y en avait beaucoup », a témoigné un enfant. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1-Les participants / DR
2- Un technicien chinois présentant la méthode de fabrication du gâteau /DR Notification:Non |


Au cours de la formation sur les techniques du manioc à haut rendement qui a permis aux participants d'approfondir leurs connaissances, la direction du CDTA a bénéficié de l'appui d’un technicien chinois en la matière. « Pour cette formation, nous avons eu à faire participer deux personnes de chaque département qui ont reçu, chacune, un manuel de formation sur les techniques de production et de transformation du manioc afin qu'au retour dans leurs départements respectifs, qu'elles fassent la restitution auprès des agriculteurs qui n'ont pas pris part à cette formation », a expliqué le directeur du CDTA, Dieu-Leveut Lessebé.
s’est-il réjoui.








