Entretien : Guy Anatole Elenga dresse les perspectives de l’après élection présidentielle en République du CongoJeudi 2 Avril 2026 - 12:16 L’élection présidentielle de mars en République du Congo vient de se dérouler selon les principes et les méthodes de la démocratie pluraliste, reflet d’un État de droit dans ce pays d’Afrique centrale. La victoire du président Denis Sassou N’Guesso est le prélude du prochain quinquennat orienté vers "l’accélération de la marche vers le développement". Anatole Elenga, président de la Fédération France-Europe, dresse les perspectives d’un mandat dont la réussite dépendra de séquences de transmission transgénérationnelle du pouvoir.
Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Les résultats de l’élection présidentielle sont-ils conformes à vos attentes ? Guy Anatole Elenga (G.A.E) : D’emblée, nous saluons et adressons nos félicitations au président-candidat réélu à une large majorité lors du scrutin des 12 et 15 mars. La Cour constitutionnelle a validé sa réélection le 28 mars dernier. Son maintien à la tête de l’État dénote du dépassement des suffrages quasi unanimes ayant voulu renouveler l’estime et la confiance à un homme d’État au-delà des partis de la majorité présidentielle. Sans vouloir revivre les instants mémorables de la campagne, oui, au vu des résultats, nous pouvons dire haut et fort qu’ils sont conformes aux aspirations du peuple congolais qui veut un régime de paix, de stabilité et de sécurité en marche vers le développement. L.D.B. : A propos de cette marche vers le développement, comment mettrez-vous en pratique les dix commandements contenus dans ce projet de société triomphal à l’issue de cette élection ? G.A.E. : La mise en pratique concrète des souhaits et exigences des Congolais fera l’objet de l’élaboration d’une feuille de route gouvernementale. Mais il n’en demeure pas moins que chacun de nous, au bon rythme, devra s’impliquer pour être, d’une manière transversale, là où il peut donner le meilleur de lui-même, qu’il s’agisse de la diversification de l’économie, de la modernisation des infrastructures, de la digitalisation, du renforcement des capacités humaines, d’améliorer les compétences techniques ou de sécuriser le foncier pour le développement agricole. En ce qui nous concerne, vivant à l’étranger, nous avons la nécessité de nous impliquer au développement de notre pays d’origine. Nous disposons d’un vivier en ressources humaines composé en grande partie des Congolais disposant de savoirs et savoir-faire. En appui du projet de société, là-aussi, dans le cadre du dépassement et mettant uniquement le patriotisme en avant, la diaspora peut participer à l’accélération de la marche vers le développement. L.D.B. : Nous sommes à la veille du discours d’investiture du nouveau président de la République du Congo. Quels sont les points saillants des aspirations communes à la marche vers le développement ? G.A.E : Les discours d’investiture du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, sont plus qu’un simple programme présidentiel. Ce sont, très souvent, des commandements pour le mieux-vivre ensemble avec une constance portant vers le développement. Quand il les prononce, ils ont une portée solennelle au point de les avoir en référence en permanence. Pour cette année, sans être directif, que notre agriculture trouve la place préconisée dans le développement, que l’électrification de notre pays soit effective et, pour mes compatriotes à l’étranger, qu’ils soient consultés pour les échéances électorales à venir.
Propos recueillis par Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo :Guy Anatole Elenga, du PCT France-Europe, dans la dynamique de la campagne présidentielle de mars 2026 / Adiac Notification:Non |











