Interview. Marie-Jeanne Kouloumbou: " La population de Boko peut désormais investir grâce à l’installation énergétique"

Vendredi 19 Juin 2026 - 18:45

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Juste après les travaux de l’accélération concrète de la campagne d’électrification de Boko et ses environs, pan de la traduction en actes des ambitions de campagne affichées par le président Denis Sassou N’Guesso pour son nouveau mandat, la députée Marie Jeanne Kouloumbou a saisi cette occasion pour parler de l’entrée dans l’ère nouvelle” de sa circonscription. Elle est revenue également sur son engagement en politique sous la bannière du Parti congolais du travail (PCT).

Marie-Jeanne Kouloumbou

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Madame la députée, comment avez-vous accueilli l’arrivée de l’énergie lourde dans la circonscription de Boko et ses environs ?

Marie-Jeanne Kouloumbou (M-J.K) : En ce qui nous concerne, nous savons que le président Denis Sassou N’Guesso est un homme de parole. Avec les récents essais de finalisation de mi-mai, il nous apporte une preuve palpable de la concrétisation d’une des annonces de sa campagne présidentielle. Rappelons tout de même que nous avions, en son temps, porté ce projet depuis quelques années à la demande de la population qui réclamait instamment de pouvoir bénéficier de la fourniture de l’électricité au même titre que celle de la commune avoisinante de Kinkala. Nous sommes très heureux de voir le gouvernement l’inscrire parmi ses priorités. Le lancement officiel de cette fourniture dans le grand Boko avec ses localités phares est imminent. Nous tournons une grande page ; une nouvelle s’ouvre, axée vers l’accélération de la marche pour le développement. Tel que promis aux soixante-onze villages traversés lorsque nous avons fait la campagne présidentielle, l’énergie lourde est là. Disons à tous les ressortissants de notre contrée, à tous ceux résidant dans le pays ou à l’étranger, à tous les amis désireux de contribuer à l’émergence de Boko et ses environs, ils sont légion, entre celles et ceux qui ont étudié dans cette localité ou ont occupé des postes administratifs et ont gardé notre contrée chevillée en eux, que nous pouvons désormais investir grâce à l’installation énergétique dont nous disposons à présent. Prenons part, dorénavant, au développement en implantant, entre autres, des entreprises, des unités de fabrication, boulangeries ou chambres froides. Améliorons notre ville, dotons-la des infrastructures modernes.

L.D.B. : Pourquoi avez-vous choisi d’être le porte-parole de l’arrière-pays ?

M-J.K : Je suis, à la base, issue du monde des médias jusqu’à parvenir à occuper de hautes responsabilités au Conseil supérieur de la liberté de communication. J’ai mené une expérience dans la société civile en tant que présidente d’une association. À chaque fois, j’ai œuvré en faveur du bien-être de la population en l'informant de manière sincère et en lui apportant, au plus près, la satisfaction de ses besoins au quotidien. Élue de Boko en 2012 distinguée conseillère départementale du Pool, j’ai choisi par la suite de continuer dans cette localité située dans l'arrière-pays, zone souvent abandonnée. Brazzaville est un grand carrefour. L’administration étatique fait ce qu’il faut pour la capitale, les hommes d’affaires y sont légion. J’ai opté pour des actions visibles en faveur de la population. C’est donc à Boko, avec mon maillot rouge, fief par excellence de l’opposition à l’époque, que j’ai fait mon entrée en 2017 en tant qu’élue à l’Assemblée nationale. Trois ans après, en 2020, j’ai été nommée à la tête de la fédération PCT Pool. J’assimile tout ce parcours aux eaux du fleuve. J’inscris mes actions dans le registre de la plateforme entre la communication et la vie de la population. Nous venons d’obtenir l’accès à la fourniture de l’électricité. Mais, bien avant déjà, nous avions obtenu l’ouverture d’un lycée dans le cadre de l’accès à l’éducation pour tous dans l’arrière-pays. Je saisis cette occasion pour demander aux autorités de l’éducation nationale de dépoussiérer le projet de la construction de l’internat affecté au lycée de Boko, pour éviter le décrochage de plusieurs élèves dont les parents sont dépourvus de moyens leur permettant de soutenir la scolarité de leurs enfants.

L.D.B. : Quel sera votre rôle durant le nouveau mandat 2026-2031 du résident Denis Sassou-N’Guesso ?

M-J.K : Depuis le 16 avril dernier, le président Denis Sassou N’Guesso a entamé son nouveau mandat s’inscrivant dans l’engagement politique pris et considéré comme une promesse forte consistant à ne pas trahir le peuple ayant voté pour lui massivement. Le chef de l’État ne sera pas seul dans ce nouveau quinquennat. En tant que représentants du peuple, nous serons à ses côtés pour faire avancer notre pays. Nous l’avons dit et fait opter : notre département veut vivre dans la paix. C’est le moment où nous devons consolider les acquis tout en accélérant les réformes avec la ferme volonté de construire une République du Congo différente de celle d’hier, en cohérence avec le projet de société présidentiel axé, notamment, sur « l’accélération de la paix » et du développement.

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Marie-Jeanne Kouloumbou

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