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Le Sommet de la survie

Samedi 21 Octobre 2023 - 19:45

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Dans le monde très instable où nous vivons rien n’est plus important, si l’on réfléchit bien, que de centrer clairement les activités humaines sur la protection de la nature qui les entoure. Car, au-delà de l’histoire pour le moins agitée du temps présent, l’enjeu des années à venir est très clairement la survie de notre espèce que menacent la suractivité industrielle et les multiples atteintes que celle-ci porte à l’environnement.

Que le Congo, notre Congo, se trouve aujourd’hui au cœur du Sommet des trois Grands bassins fluviaux et forestiers de la planète témoigne clairement de la perception très réaliste que ses dirigeants – à commencer par le président Denis Sassou N’Guesso – ont du danger extrême qui marque d’un sceau rouge les premières décennies de ce nouveau millénaire. Portant depuis longtemps la plus grande attention à la menace qui pèse sur la planète il a, en effet, inscrit au cœur de sa stratégie la préservation de la forêt primaire, des immenses tourbières, du puissant fleuve Congo et de ses affluents où se recycle l’air que chacun de nous, où qu’il habite dans le monde, respire. Et, de ce fait, il est bien en charge d’une responsabilité vitale.

Le problème qu’il va falloir cependant résoudre lors de ce Sommet, ou plutôt l’obstacle qu’il va falloir franchir est celui du noble discours que tiennent depuis des années à l’échelle mondiale les principaux acteurs de la lutte contre le dérèglement climatique mais qui n’est suivi d’aucune action réelle. Avec comme conséquence de plus en plus évidente le fait que le danger s’accroit au fil des mois et des années sans que rien ne soit réellement entrepris pour le combattre.

Passer du « baratin », comme on dit en langue populaire, à l’action concrète est bien le véritable enjeu du Sommet des trois Grands bssins de la planète qui se tiendra à Brazzaville du 26 au 28 octobre. Un enjeu qui s’annonce d’autant plus important que sur les cinq continents de la planète où nous vivons les simples citoyens commencent à se mobiliser sérieusement pour exercer de fortes pressions sur leurs dirigeants et les contraindre à passer du verbe à l’acte, du noble geste à la décision pratique, de la petite musique au vrai concert planétaire que personne ne pourra plus feindre de ne pas entendre.

Placées naturellement au cœur de la bataille mondiale sur laquelle se jouera le destin de notre espèce dans le proche avenir, les nations des trois Grands Bassins fluviaux et forestiers vont devoir prouver leur volonté d’amener l’humanité à ouvrir enfin les yeux sur le défi qu’elle doit relever. Et, par conséquent, à faire entendre la voix de la raison sur toute l’étendue de la terre.

Voyons si cette évidence s’imposera et si le Sommet de Brazzaville sera effectivement le Sommet de la survie humaine.

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Paul Pigasse

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Édition Quotidienne (DB)

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