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Plus les jours passent …

Samedi 11 Novembre 2023 - 17:11

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Oui, plus les jours, les mois, les années passent et plus il devient évident que la communauté internationale s’avère incapable de prévenir le pire. Le pire, c’est-à-dire un conflit planétaire infiniment plus grave que les deux guerres mondiales qui ont marqué d’un sceau dramatique le siècle précédent.

Ceci pour au moins deux raisons que voici résumées en quelques mots :

° D’abord parce que les nouvelles technologies qui se développent dans le domaine de l’armement ne cessent d’aggraver la capacité de destruction des pays assez riches pour s’en doter ; avec, tout particulièrement, celles que l’intelligence dite « artificielle » ne peut qu’accroître de façon démesurée à plus ou moins brève échéance.

° Ensuite parce que les grandes puissances du temps présent n’ont visiblement pas tiré les leçons des conflits planétaires que l’affrontement des nations européennes avait provoqués en 1914-1918, puis en 1939-1945 ; un refus de regarder la vérité en face qui ne peut que provoquer de nouveaux drames à plus ou moins brève échéance.

Quitte à nous répéter ici même une fois de plus, il est clair que ni la Chine ni l’Europe, ni les Etats-Unis ni l’Inde, ni la Russie ne prennent aujourd’hui la juste mesure de la menace que leurs ambitions croissantes font peser sur la communauté humaine. Et tout particulièrement de la dérive globale que les drames en cours dans le Proche et le Moyen-Orient pourraient provoquer dans les semaines et les mois à venir.

Le risque que court l’humanité et qu’aucun des dirigeants des « Grands » de ce temps n’ose encore énoncer clairement, ce risque donc est d’autant plus grand qu’il se produit alors que la Terre se trouve menacée de façon de plus en plus claire par la dégradation de l’environnement, par la fonte des pôles et des glaciers, par la hausse brutale du niveau des océans, par la pollution de l’air qui résultent de la surindustrialisation des pays riches. Se combinant avec l’affrontement larvé des grandes puissances, il ne peut que très vite s’avérer mortel pour l’humanité dans son ensemble.

Alors qu’approche à grands pas la COP 28 – Conférence de Dubaï sur les changements climatiques –, l’on ne saurait trop conseiller aux dirigeants du Tiers monde et tout spécialement africains de profiter de l’occasion que leur offrira cette nouvelle Grand’messe pour « taper sur la table » comme on dit en langue populaire. Et donc de mettre enfin clairement les nations riches devant leurs responsabilités.

Autrement dit, de mettre en valeur les conclusions du Sommet des trois grands bassins de la planète qui vient de se tenir à Brazzaville et qui a énoncé clairement les risques mortels que nous courrons tous.

 

 

Jean-Paul Pigasse

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Édition Quotidienne (DB)

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