Afrique-Monde
L’indice de perception de la corruption (IPC) 2025 de Transparency international confirme une tendance persistante : l’Afrique subsaharienne demeure la région la plus mal classée au monde en matière de corruption. Un constat préoccupant, aux lourdes conséquences politiques, économiques et sociales.
Fondé sur les évaluations d’experts et d’hommes d’affaires, l’IPC mesure le degré de corruption perçu dans le secteur public, sur une échelle allant de 0 (Très corrompu) à 100 (Très intègre). En 2025, la moyenne de l’Afrique subsaharienne reste la plus basse au niveau mondial, traduisant l’enracinement de pratiques de corruption dans de nombreux États de la région. Si quelques pays tirent leur épingle du jeu, notamment en Afrique australe, la majorité des États subsahariens stagne ou régresse, en particulier ceux confrontés à l’instabilité ... Lire la suite
« Nous avons parlé des priorités du Congo pour les cinq prochaines années. J’ai réitéré l’appui total du groupe de la BAD et de tous ses partenaires pour accompagner le pays dans la mise en œuvre de ses programmes de développement et de ses priorités dans divers secteurs », a fait savoir le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, au sortir de son entrevue avec le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, le 11 février à Brazzaville.
Les deux personnalités ont fait, par ailleurs, le point sur l’état d’avancement des projets financés par BAD en définissant les perspectives de nouveaux appuis financiers.
Il convient de souligner qu’en mai prochain, Brazzaville abritera les assemblées annuelles de la BAD. « Les 81 gouverneurs de la BAD mais aussi tous les partenaires de l’Afrique et tout l’écosystème ... Lire la suite
Un rapport de l’Africa CDC publié le 29 janvier dernier alerte sur un manque de 6,1 millions de professionnels de santé sur le continent. À l’horizon 2030, cette pénurie structurelle pourrait compromettre l’objectif de la couverture santé universelle et affaiblir durablement la capacité de l’Afrique à répondre à ses besoins sanitaires.
Selon le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC), l’Afrique devra recruter au moins 6,1 millions de professionnels de santé supplémentaires - médecins, infirmiers, sages-femmes, techniciens, agents de santé communautaires - pour répondre aux besoins essentiels de sa population. Ce déficit massif constitue l’un des principaux freins à l’atteinte de la couverture santé universelle, pourtant inscrite dans les priorités stratégiques de l’Union africaine. La pénurie s’inscrit dans un ... Lire la suite
À l’heure où la transition énergétique focalise l’attention sur l’accès aux métaux critiques et aux terres rares, une autre forme de néocolonialisme, plus discrète mais structurelle, façonne les relations internationales contemporaines : le colonialisme des déchets.
L’exportation massive de plastiques, de vêtements usagés et de déchets électroniques vers l’Asie et l’Afrique révèle une externalisation systémique des coûts environnementaux et sanitaires des pays industrialisés vers les pays du Sud. Encadrée depuis 1989 par la Convention de Bâle, la circulation transfrontalière des déchets devait être strictement contrôlée. Or, les failles du dispositif – exclusion initiale du plastique, réglementation tardive des déchets électroniques – ont permis une intensification et une diversification des flux. Loin de freiner le phénomène, le ... Lire la suite
Une conférence à la Maison russe de Brazzaville a ponctué la Journée du diplomate russe commémorée le 10 février de chaque année. Au menu des échanges, la politique étrangère de la Russie.
Devant un public constitué majoritairement des étudiants, Grant Berglarian, attaché de l’ambassade de Russie au Congo, est revenu sur l’histoire de la fête russe des employés du ministère des Affaires étrangère. « J’ai parlé des institutions ayant géré la politique étrangère de la Russie au cours des siècles », a-t-il précisé. L’exposé de Grant Berglarian a été suivi d’une série de questions-réponses pour mieux éclairer la lanterne du public qui voulait en savoir plus particulièrement dans les relations bilatérales entre le Congo et la Russie.
Pour Sofia Sitnikova, chargée d’affaires de l’ambassade de Russie au Congo, la célébration du 10 ... Lire la suite
La Banque africaine de développement (BAD) lance une nouvelle phase d’appui aux réformes énergétiques africaines afin de transformer les engagements des États en raccordements effectifs à l’électricité, dans le cadre de la Mission 300 qui vise 300 millions de nouveaux usagers d’ici à 2030.
Le Conseil d’administration de la BAD a approuvé un programme d’assistance technique de 3,9 millions de dollars sur deux ans, baptisé AESTAP Mission 300 Phase II. Il accompagnera treize pays dont la République Ddémocratique du Congo, le Gabon, le Nigeria, le Kenya, la Tanzanie, la Namibie ou encore le Tchad dans la mise en œuvre de leurs pactes nationaux pour l’énergie, des plans de réforme destinés à étendre l’accès à l’électricité et à attirer davantage d’investissements dans le secteur.
L’appui portera notamment sur l’amélioration de la ... Lire la suite
Des discussions sur l’avenir du Sahara occidental se sont ouvertes le 8 février à Madrid, en Espagne, sous l’égide des États-Unis. Réunissant le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, ces pourparlers s’inscrivent dans la continuité du processus diplomatique lancé à Washington fin janvier, avec pour objectif de relancer la recherche d’un règlement politique du conflit.
Les principaux acteurs du dossier du Sahara occidental se sont réunis dans les locaux de l’ambassade des États-Unis en Espagne pour une nouvelle session de négociations. L’information, initialement destinée à rester confidentielle, a été révélée par la presse espagnole. Ces pourparlers sont présentés comme la deuxième étape d’un cycle de discussions mené sous les auspices de Washington. Les délégations du Maroc, du Front Polisario, de l’Algérie et de la ... Lire la suite
La Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) a annoncé la suspension de ses activités en raison d’un manque de ressources financières. Cette décision, révélatrice de profondes fragilités institutionnelles, relance le débat sur l’avenir de l’intégration régionale et de la coopération économique dans la sous-région.
La suspension des activités de la Commission de la Cémac est une décision lourde de symboles. Institution clé du processus d’intégration régionale, la Commission invoque son incapacité à assurer son fonctionnement courant en raison d’un manque de financement suffisant. Face à cette impasse, les États membres (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, Guinée équatoriale et République centrafricaine) se retrouvent désormais confrontés à leurs responsabilités.
Parmi les difficultés structurelles ... Lire la suite
Dans un message adressé aux autorités libyennes, le 5 février, le président congolais, Denis Sassou N'Guesso, a exprimé sa profonde tristesse et condamné l'acte odieux ayant conduit à la mort du fils de l'ancien dirigeant libyen, lors d'une attaque armée à Zintan, dans l'Ouest de la Libye.
Au nom du peuple et du gouvernement congolais, le chef de l'Etat congolais a adressé ses condoléances les plus sincères au peuple libyen, ainsi qu'à la famille endeuillée. Seif al-Islam Kadhafi a été tué le 3 février lors d'une attaque orchestrée par un groupe armé contre son domicile à Zintan.
En tant que président du Comité de haut niveau de l'Union africaine sur la Libye, Denis Sassou N'Guesso a également souligné que cet acte odieux porte un coup sévère aux efforts de réconciliation en cours, dont la Charte a été presque signée par tous les acteurs libyens.
Il a ... Lire la suite
Le ministre de la Communication de la République du Congo, Thierry Moungalla, a répondu à l’invitation hebdomadaire « En tête-à-tête » de France 24 où Marc Perelman l’a reçu, le 3 février à Paris, en tant que l’un des dirigeants, des personnalités, des figures du monde politique, culturel de son pays.
Cet entretien, accordé à France 24 le 3 février à Paris, a porté l’essentiel du temps sur les accusations de l'autorité norvégienne de lutte contre la criminalité économique visant le président Denis Sassou N’Guesso. Thierry Moungalla s’est exprimé sur le fond et la forme en répondant au journaliste qu’il les qualifiait de "boule puante"
Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, et des membres de sa famille sont soupçonnés d'avoir reçu 25 millions de dollars en pots-de-vin dans le cadre de l'obtention de permis pétroliers.
Ces ... Lire la suite

















