Réparations de l’esclavage : le Congo réaffirme son engagement au sommet d’AccraSamedi 20 Juin 2026 - 3:35 Les travaux du sommet consacré aux réparations liées à l’esclavage, à la traite transatlantique et au colonialisme, se sont achevés le 19 juin dans la capitale ghanéenne. Représentée par son ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant Serge Bounda, la République du Congo a réitéré son engagement en faveur de la reconnaissance des injustices historiques subies par les peuples africains et de la restauration de la dignité du continent. Le sommet d’Accra est intervenu après l’adoption, en mars dernier, d’une résolution des Nations unies portant sur les conséquences durables de la traite négrière transatlantique. La déclaration finale de ces assises devrait définir les prochaines étapes de la mobilisation africaine en faveur de la reconnaissance des préjudices historiques subis par le continent et ses diasporas. Invité de l’émission Afrique midi, sur Radio France internationale, le chef de la diplomatie congolaise, Constant Serge Bounda, a souligné l’importance que son pays accorde aux questions mémorielles et à la défense de la dignité africaine. « Pour toutes les questions qui concernent la mémoire de l’Afrique et qui visent à lui rendre sa dignité, le Congo est au premier rang », a déclaré le ministre, rappelant l’engagement constant des autorités congolaises sur ces problématiques. Pour Brazzaville, la question des réparations dépasse le simple cadre financier. Elle s’inscrit dans une démarche plus globale de reconnaissance historique, de justice morale et de réhabilitation de la mémoire des millions d’Africains victimes de l’esclavage et de la colonisation. Les débats d’Accra ont également permis aux États africains de renforcer leur position commune face aux anciennes puissances coloniales et aux acteurs internationaux concernés. Plusieurs intervenants ont plaidé pour l’ouverture d’un dialogue structuré sur les réparations, mais aussi sur la restitution des biens culturels africains, la préservation des lieux de mémoire et la transmission de l’histoire aux générations futures. Le ministre congolais a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de parler d’une seule voix sur ces questions. Selon lui, l’unité du continent constitue un atout essentiel pour faire avancer les revendications liées à la reconnaissance des crimes historiques et à leurs conséquences encore perceptibles aujourd’hui dans de nombreux pays africains. Le sommet d’Accra s’est inscrit dans une dynamique continentale portée notamment par l’Union africaine et plusieurs organisations régionales qui militent pour une meilleure prise en compte des séquelles économiques, sociales et culturelles de l’esclavage et du colonialisme. Fiacre Kombo Notification:Non |











