Environnement : le Congo s’engage à éliminer 200 tonnes de matériels polluants d’ici à l’an 2028

Jeudi 28 Janvier 2016 - 14:30

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Le directeur de cabinet au ministère de l’Environnement, Leonard Miéré, a ouvert le 28 janvier à Brazzaville, les travaux de l’atelier de lancement du projet : « gestion écologiquement rationnelle des substances chimiques organiques de synthèse et leur élimination (finale) en République du Congo ».

La mise en œuvre de ce projet vise à réduire ou à éliminer 200 tonnes de matériels contenant des PCB et des polluants organiques persistants (POP) d’ici à l’an 2028 pour protéger la santé humaine.

Les acteurs du secteur de l’énergie et de l’hydraulique sont appelés par le ministère de l’Environnement à mettre en œuvre leurs plans d’élimination progressif des PCB et des polluants organiques persistants (POP).

Réunis ce jour en atelier, les responsables des sociétés impliquées aux activités de gestion des produits chimiques, les points focaux des conventions, les représentants de la société civile et les autorités nationales vont examiner le cadre juridique et les capacités du Congo à gérer les produits chimiques dangereux dont les polychlorobiphényles ainsi que l’opportunité de leur gestion raisonnable.  

Dans les centres urbains du Congo, les substances chimiques dangereuses sont produites par la société nationale d’électricité (SNE) et les sociétés pétrolières. Une source fiable nous informe que, les autorités du pays n’ont la capacité d’éliminer sur place que 20% de ces déchets et 80% sont exportés ailleurs pour traitement.

Ainsi donc, dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de Stockholm, le ministère du Tourisme et de l’environnement venait de bénéficier de l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) afin de mettre en œuvre le projet gestion écologiquement rationnelle des substances chimiques organiques de synthèse et leur élimination (finale) en République du Congo.

En mettant en œuvre ce projet, l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (Onudi), agence d’exécution de ce projet, vise entre autres : le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’approfondissement de l’inventaire et l’élimination des PCB y compris des équipements les contenants.

C’est ainsi, a précisé Leonard Miéré, « l’élaboration en 2005 et la révision en 2014 du plan national de mise en œuvre de la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) sont la preuve symbolique du gouvernement Congolais ».  

Le Congo a adhéré à la convention de Stockholm en 2001 et l’a ratifiée en 2006. La ratification de cette convention oblige les pays à éliminer écologiquement les polychlorobiphényles.

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

Réunion des acteurs impliqués pour la réduction des PCB et des polluants organiques persistants (adiac).

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