Opinion
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- Analyse - Xinhua
L'appel du devoirSamedi 18 Avril 2026 - 19:26 Le scrutin présidentiel de mars dernier appartient désormais au passé. Mais avec la prestation de serment, le 16 avril, du président élu Denis Sassou N'Guesso commence sans doute un nouveau chapitre de ce challenge. Le chef de l'État lui-même a parlé d'un nouvel appel du devoir, comme pour signifier que celui-ci s’ajoute aux précédents et renouvelle inéluctablement, depuis quatre décennies, le pacte entre lui et ses compatriotes ainsi que sa promesse de servir. " Je m'engage à ne ménager aucun effort dans la prise en main et la gestion des principaux défis du développement de notre pays", a-t-il notamment déclaré lors de son discours d'investiture. Et ce n'est pas l'unique temps fort de cette allocution solennelle prononcée à la face du monde, devant ses concitoyens et ses nombreux hôtes de marque venus honorer ce grand rendez-vous du Congo avec son histoire. L’on pourrait être tentés de dire qu’en les remerciant d’être venus, le président de la République a pris à témoin les hommes et les femmes tous rassemblés pour l'écouter au stade de la Concorde de Kintélé. Il est pourtant un autre axe sur lequel il importe de s’appesantir en quelques lignes : Denis Sassou N’Guesso s’est adressé à la nation, cela va sans dire, mais il s'est aussi beaucoup parlé à lui-même. L’extrait suivant, et bien d'autres non repris dans ce texte, en donnent la mesure : « Porter la foi et l’espérance du peuple est une lourde responsabilité devant ma conscience, devant l’histoire. Plus précisément, l’engagement que je prends est de ne jamais trahir ce peuple qui s’est mobilisé pour m’honorer et me renouveler sa disponibilité ». Une telle disposition d’esprit révèle que dans le cadre précis d’une élection présidentielle, le suffrage universel confère les pleins pouvoirs à un homme et un homme seul dont la responsabilité entière est engagée. Il ne travaille pas en solitaire, c’est toujours ainsi, mais il est souvent seul à répondre du bilan de son mandat public. Celui du quinquennat qui commence se fera autour de la réalisation des priorités énumérées par le président de la République. Nous les citons pour mémoire : - Mobiliser des ressources financières publiques additionnelles, accroître l’investissement dans le capital humain, amplifier la lutte contre les comportements déviants des agents de l’Etat, redynamiser l’économie nationale, prioriser l’agriculture au sens large et l’industrie, créer des emplois en plus grand nombre, poursuivre le déploiement des infrastructures de base et de développement, promouvoir la recherche scientifique, l’innovation technologique et le progrès technique, approfondir les droits sociaux, préserver un environnement sain pour la population. Dans tous les cas de figure, il revient toujours au chef de confectionner un attelage susceptible de résister aux vents contraires. Comme il est improbable de lire dans le cœur de chacun de ceux qui forment un entourage, fut-il restreint, il est essentiel, quand les circonstances l’imposent, de se référer aux règles de jeu établies. Elles ont le mérite de l’équité. Gankama N'Siah Edition:Édition Quotidienne (DB) Notification:Non |



















