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Maloukou

Samedi 10 Juillet 2021 - 18:44

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Chantier pilote de la politique d’industrialisation du pays promise par le gouvernement, la zone industrielle et commerciale de Maloukou (ZICM), située près des berges du fleuve Congo dans le district d’Ignié (Pool), est l’objet d’attention. En l’espace de quelques semaines, le ministre de tutelle, Emile Ouosso, puis le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, accompagné de plusieurs membres de son équipe, s’y sont rendus pour inventorier les problèmes qui en retardent la mise en œuvre effective.

En août 2012, ce projet lancé par le président de la République consistait en l’implantation de seize usines dédiées à la fabrication des matériaux de construction et divers, sur un vaste périmètre de plus de 600 000 m2. Une année plus tard, trois unités de production sortaient de leurs installations des tôles galvanisées, des tubes et tuyaux en polychlorure vinyle (PVC) ainsi que des dalles préfabriquées.

A l’époque, en dehors des pluies fréquentes dans la zone, considérées comme un obstacle à la poursuite des travaux dans les meilleures conditions, les partenaires de la société brésilienne Asperbras, chargée de leur exécution, pointaient aussi les difficultés d’accès par voie terrestre. Le bitume ne l’était alors que sur 5 kilomètres pour une route qui en compte un peu plus d’une trentaine. Cet écueil étant désormais levé, il en reste un autre, plus contraignant - les opérateurs sur place en parlent-, l’alimentation de la ZICM en électricité.

La bataille qui reste à gagner est donc celle de connecter Maloukou au réseau électrique national. La zone parachèverait ainsi les autres unités en souffrance depuis lors et alimenterait le marché congolais en peinture, huiles pour vernissage, câbles électriques, tous types d’emballages, carreaux, produits sanitaires en céramique et bien d’autres. Il y aurait nécessairement un effet d’entraînement sur les prix de ces produits vendus cher dans le pays.

Au demeurant, la zone industrielle et commerciale de Maloukou est l’exemple des secteurs porteurs d’espoir en termes d’emploi des jeunes et de diversification économique que la crise économico-financière, en cours depuis 2014, a lourdement frappés. Terminer sa construction témoignera de la capacité du Congo à s’adapter aux situations difficiles et sonnera comme une victoire contre le découragement.  

Les Dépêches de Brazzaville

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