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Vendredi 26 Novembre 2021 - 13:41

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S’il fallait une preuve que l’agriculture, l’élevage, la pêche, autrement dit l’exploitation rationnelle et raisonnable de la nature très riche qui nous entoure, doivent figurer en tête des priorités nationales, le rapport accablant rendu public ces derniers jours par l’Alliance parlementaire congolaise pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle est là pour l’apporter. Il démontre, en effet, comme nous l’avons souligné hier à la « Une » de ce quotidien, que plus de la moitié de la population est frappée par la malnutrition et que, de ce fait, la vie d’un Congolais sur deux est aujourd’hui directement menacée par la mauvaise exploitation de nos immenses ressources naturelles.

Un tel constat est d’autant plus inquiétant que sur toute l’étendue du territoire national, les terres arables, les rivières et les étangs, les prairies où peut se nourrir le bétail sont bien présents et occupent la quasi-totalité de l’espace exploitable. Ce qui devrait non seulement permettre aux humains de se nourrir convenablement, mais également de tirer un grand profit de la vente de ces produits hors de nos frontières. Le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, ayant enjoint à son Premier ministre d’atteindre ce double objectif dans les plus brefs délais, l’Etat s’emploie aujourd’hui à le concrétiser en mobilisant tous les moyens techniques, économiques, financiers nécessaires. Et c’est évidemment très bien.

Mais les résultats attendus, espérés, ne seront atteints que si la société civile elle-même se mobilise sur le terrain afin de mettre en valeur la terre, l’eau, le sol, le sous-sol qui l’entourent. Et malheureusement, on en est encore très loin comme le montre l’apathie de la plupart des villages et des villes qui quadrillent le vaste territoire national. D’où cette idée de simple bon sens selon laquelle l’Etat et ses administrations mais aussi et surtout les collectivités locales, départementales, doivent s’engager à fond dans une campagne de sensibilisation de la population aux immenses bénéfices que peut lui procurer l’exploitation des territoires sur lesquels elle vit.

La puissance publique ayant mis en place ces vingt dernières années un puissant réseau routier qui, certes, doit être mieux entretenu et les finances publiques s’améliorant grâce à l’accord en cours de finalisation avec le Fonds monétaire international, toutes les conditions sont réunies pour permettre le bond en avant attendu dans le domaine agricole. Allons y donc sans plus attendre ! Nous avons tout à gagner et rien à perdre en faisant de l’agriculture au sens large le véritable moteur de notre émergence collective.

Les Dépêches de Brazzaville

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