Opinion
- Éditorial - Les Dépêches de Brazzaville
- Réflexion - Jean-Paul Pigasse
- Le fin mot du jour - Gankama N'Siah
- Humeur - Faustin Akono
- Chronique - Emmanuel Mbengue
- Brin d’histoire - Mfumu
- Tribune libre - Sergueï Lavrov
- Idées-forces - Les Dépêches de Brazzaville
- Analyse - Xinhua
Moins de bruit ?Samedi 5 Septembre 2026 - 18:02 Le ministre a fixé la ligne : les structures placées sous la tutelle de l’administration territoriale doivent désormais agir pour garantir la tranquillité des citoyens dans les espaces résidentiels. Exposant il y a quelques jours devant les députés sur les priorités de son département, Jean Olessongo Ondaye a abordé la lancinante question des nuisances sonores qui affectent l’espace public et privé. Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a ainsi enjoint ses services à prendre le relais pour veiller à la stricte application des textes réglementant l’organisation de manifestations impliquant la diffusion de la musique ou d’autres incantations. Dans la circonstance présente, le débat n’affecte pas le cadre général de la « libre » entreprise, il porte sur les limites qu’en vertu de la loi une ville, un quartier, un village doivent observer pour trouver un juste équilibre entre la vie collective et l’épanouissement individuel. Si l’on prend le cas de Brazzaville et d’autres grandes villes du Congo, les sources de vacarme assimilées aux nuisances sonores sont nombreuses : bars dancing, retraits de deuil, fêtes d’anniversaires ou de mariage, confessions religieuses, pots d’échappement défaillants de véhicules à quatre ou deux roues en font partie. Il n’est pas rare qu’un voisin pousse le volume de son baffle à fond diffusant pendant des heures des rythmes dansants sans mesurer à quel point il perturbe la quiétude de son entourage. Le simple fait de le lui rappeler peut déclencher des conflits interminables. Au mieux, il réclamera le texte administratif qui lui interdirait de prendre du plaisir. Sur ce point précis, la direction générale de l’administration du territoire a adressé, le 28 août dernier, une lettre de rappel qui donne les orientations pour encadrer les sonorités dans le pays. Il reste maintenant à ce qu’elle produise ses effets sur le terrain. Les Dépêches de Brazzaville Edition:Édition Quotidienne (DB) Notification:Non |





















