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Samedi 29 Octobre 2022 - 17:22

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Pour ne pas laisser un de ses membres s’enfoncer dans la crise politique, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale- CEEAC- a réuni le 25 octobre, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), un sommet extraordinaire consacré à la situation au Tchad. En présence du président de la transition, Mahamat Idriss Déby Itno, dont c’était la première sortie officielle hors de son pays après la tenue du dialogue inter-tchadien ayant prolongé pour deux ans son nouvel exercice du pouvoir acquis à la suite de la disparition, en avril 2021, du maréchal Idriss Déby Itno, son père.

Le communiqué publié au sortir des assises de Kinshasa exhorte à soutenir le processus de transition en cours au Tchad et les autorités à le mener à son terme dans un esprit de rassemblement. Cela signifie que les Tchadiens devront aller au-delà des conclusions du dialogue inclusif, en explorant toutes les opportunités susceptibles d’offrir plus de chance au retour définitif de la paix dans leur pays. N’Djamena est ainsi tenu de s’abstenir de tout recours à la force brutale comme cela s’était vu le 20 octobre, lorsque les manifestations contre les conclusions du dialogue se sont soldées par la mort des dizaines de personnes et de centaines de blessés.

La CEEAC prône l’apaisement au Tchad à juste titre, d’autant plus qu’exposée à d’immenses défis sécuritaires, la sous-région devra en même temps se préoccuper de la façon dont se dérouleront les processus électoraux au sein de ses Etats-membres. Au plan sécuritaire, la RDC et le Rwanda ne sont pas toujours parvenus à établir une relation de confiance comme ce fut le cas au tout début du mandat du président Félix Tshisekedi, en 2019. Les deux pays s’accusent mutuellement de soutenir des groupes rebelles opérant à leurs frontières communes. De son côté, la République centrafricaine est entrée dans une phase délicate de révision ou non de la Constitution en vigueur, avec des tensions prévisibles entre les parties en présence.

En confiant à Félix Tshisekedi, président en exercice de la CEEAC, la facilitation du dialogue entre les acteurs tchadiens, les dirigeants de la sous-région espèrent voir leur instrument d’intégration œuvrer comme une force de dissuasion capable d’infléchir les positions porteuses de bellicisme à l’intérieur de ses Etats. Un travail difficile qui devra associer à la volonté commune les engagements individuels de la part de ceux et celles qui détiennent une parcelle de responsabilité à quelque niveau que ce soit. A l’évidence et pour revenir au Tchad, le gouvernement en place a l’obligation de rassembler.

Les Dépêches de Brazzaville

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