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Faites la fête

Lundi 10 Janvier 2022 - 8:45

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Les deux matches d’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations-CAN- ont eu lieu hier, avec les résultats que l’on connaît. Jusqu’au 6 février, le temps des réjouissances footballistiques, la jeunesse africaine réunie au Cameroun autour du ballon rond va se recréer et tenter d’oublier les nombreux problèmes qui minent le quotidien sur le continent. Au rang de ceux-ci, il y a la pandémie de covid-19 qui ne cesse d’affecter les équilibres macroéconomiques des Etats, tandis que les défis liés à l’emploi, la crise migratoire pour laquelle aucune solution ne semble à portée de main des dirigeants, constituent un cocktail à surveiller de près.

Il faut ajouter pour le pays d’accueil de la fête africaine du football les tensions sociopolitiques récurrentes qui ont fait dire à certains observateurs qu’elles pourraient gâcher les retrouvailles. Là-dessus, heureusement, les acteurs politiques camerounais de tous les bords ont appelé au calme sur l’ensemble du territoire national. Des garanties ont aussi été données par les services de défense et de sécurité pour que les athlètes venus faire honneur à l’Afrique séjournent au pays des Lions indomptables dans la plus grande quiétude. Si cette promesse est tenue, quelle que soit l’issue de la compétition, le Cameroun aura réussi son gala.

Pendant vingt-et-un jours, les amoureux du football ne chômeront pas car le calendrier de la CAN ne laisse reposer les sportifs que huit jours, les 21, 22, 27, 28, 31 janvier, et les 1er, 4 et 5 février. Cinquante ans après la mésaventure de 1972, au cours de laquelle le Cameroun, pays organisateur, fut sorti en demi-finale par l’inattendue République du Congo, on imagine les Lions indomptables en quête de revanche. Pas contre les Diables rouges absents cette fois, mais contre le sort qu’ils subirent à l’époque. Pour cela, ils devront tenir compte de plusieurs paramètres.

Même si, il y a cinq décennies, le foot c’était toujours onze joueurs dans chaque équipe allant et venant d’un point à l’autre du terrain derrière le même ballon rond, et les footballeurs aussi magiques que ceux d’aujourd’hui, des évolutions notables ont vu le jour dans le règlement. Prenons-en l’une des plus emblématiques introduite ces dernières années, l’assistance vidéo ou VAR. Cette technologie qui a la manie de retarder le jeu, mais en même temps, c’est peut-être son but, de rendre l’issue des matches plus « objective », les victoires plus méritées, et les contestations moins virulentes de la part de ceux qui se sentiraient injustement punis. La Confédération africaine de football a validé le principe de la VAR durant les joutes camerounaises.

Bien entendu, il restera la part incontournable de l’humain. Les hommes traditionnellement en noir, qui ont appris depuis à s’habiller en couleur, toujours pourvus de leur sifflet et leur drapeau à damiers pour « signaler » ou « réprimer » une faute, seront aussi surveillés pour le rôle déterminant qui leur revient dans la conclusion des rencontres sur le terrain. Ils ont le devoir de rendre les rencontres agréables par leur façon de faire, dans la mesure où ils peuvent empêcher la fête d’être belle s’ils ne sont pas à la hauteur.

Gageons que les vingt-quatre pays représentés et autant de grandes stars, célébrées sur les cinq continents pour ce qu’elles donnent au monde du football, écriront encore de belles histoires de cette compétition qui ne cesse de mobiliser pour le message d’unité qu’elle va porter pour la trente-troisième fois.

Gankama N'Siah

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